ARCHEOLOGIE  AERIENNE  EN  LIMOUSIN


                                                                                                                                                                             www.archeologieaerienne-marchelimousin.fr
                                                        Carte IGN au 1/25 000ème   Série bleue  N° 2131 Ouest   St LEONARD DE NOBLAT

VILLEJOUBERT  EN  LIMOUSIN
LE PLUS GRAND OPPIDUM DES GAULES
  

III

 
    Dans cette dernière page, nous vous proposons  un survol fictif d'ouest en est, de l'oppidum de Villejoubert  afin de rendre compte des indices nouveaux qu'il nous a été donné d'observer depuis notre première récolte de 1984. Puis, fédérant les nouveaux et les anciens, d'aboutir  à un tableau éminemment provisoire de l'occupation du sol par ce que nous croyons être les premiers centres apparents de vie sociale au sein d'un immense domaine rural de l'Age-du-Fer finissant.

L'Enclos sommital de La Clautre

et sa proche périphérie

                                  Vue générale


                              Report synoptique des structures observées

   Notre unique couverture verticale de l'oppidum de Villejoubert ne comporte qu'un nombre restreint d'indices de peuplement gaulois. Nos photos obliques sont davantage parlantes. Mais compte tenu du nivellement très contrasté du site : pente exposée au sud culminant sur un étroit plateau et parcourue par de larges vallonnements et de petits thalwegs, toute tentative de restitution topographique des indices par compilation  de  clichés obliques est un véritable casse-tête difficilement cohérent d'un document à l'autre. Le terroir ci-dessous regroupant  les sites de Boulade, le Taret, La Clautre et Le Mureau, organisé en croupe au-dessus de la confluence est à ce titre,  un document peu fiable dans le report dimensionnel des stuctures.


                          Détails des structures




   La première image du panneau  des structures ci-dessus a été commentée à titre d'exemple, à la fin de la page d'accueil de notre site
                                                                                 www.limousin-archeo-aero.fr
   Nous n'y reviendrons pas mais nous  retrouverons ici avec quelques détails supplémentaires, toutes les facettes déjà décrites du site d'habitat aristocratique de La Clautre.
   Sur ce même panneau on remarquera, à l'est de l'ancienne ferme de La Clautre, une trace carrée légèrement engagée sous le couvert forestier, autour du point culminant de l'oppidum, le culmen. Il s'agit probablement d'un sanctuaire, un  fanum, avec une possible  cella centrale circulaire, prolongé par une  esplanade de façade au sud-ouest, 
    Un chemin coudé émane de l'angle sud-est du sanctuaire et se dirige vers le Sud, vers la ferme actuelle du Taret. Des enclos carrés contigus, postérieurs à la ruine de l'édifice cultuel, se remarquent en surimposition; ils s'étendent vers le sud-est.

   Ces images donnent l'impression  d'une structure rectangulaire surimposée au fanum. Aucune apparence n'est jamais  à exclure systématiquement mais cette perception est apparemment causée ou à tout le moins accentuée, par l'annulation progressive  de la pente qui donne maintenant  sur ce dôme sommital, une visée rasante (compression des radiales).
                         Il faut savoir que toute photo aérienne oblique est, peu ou prou, une trahison topographique.

   
Nous évoquons également ci-dessus et ci-dessous la forte empreinte de la partie ouest du murus de La Clautre, ainsi que les indices diffus qui occupent le terrain qui verse vers le Château du Muraud.


    Au sud-ouest de la ferme du Taret, entre deux ruisseaux, une parcelle porte en son centre, l'enclos fossoyé bipartite détecté dans l'infrarouge par RIGAUD en novembre 1985. On observera sur son angle nord-est une entrée complexe en couloir. Et, accolé à la ligne médiane de partage, une petite structure rectangulaire.

    Au nord (à gauche) les éboulis linéaires du mur fortifié de La Clautre se manifestent par leur  pouvoir asséchant: teinte claire dans le spectre visible. Les traces sont suffisantes pour permettre de conclure à une porte dans la fortification, défendue en avant, par un possible"fortin" (à double enceinte ? Voir la vignette ci-dessous) dont les vestiges d'écroulement persistent sous la forme de placages fortement chargés d'humus qui apparaissent, en teinte sombre lors des périodes pluvieuses (cf "L'Oppidum... 2ème partie). Ces deux indices archéologiques majeurs figuraient sur le document IR de Pierre Rigaud et la clé de leur interprétation était explicite dans le travail de ce scientifique. On sait aussi qu'à cette époque, l'intérêt et la signification de ces traces échappèrent à toute analyse archéologique.
    Enfin une petite villa (?) avec trois compartiments d'angle internes est également remarquable par ses deux forts pilastres d'entrée qui ont profondément marqué le sol. Elle n'est  pas  facilement détectable par comparaison avec les structures voisines. Il est possible que les traces légères qu'elle a laissées,  relèvent simplement  de petits fossés qui constituérent un jour le lit de solins de pierre supportant  les poteaux de bois d'une forte palissade.


 Viviers dans un vallon protégé ?  

   On notera  sur le plan synoptique en tête de page, que  nous avons tenter de transcrire des aménagements diffus observés sur certains clichés en tête du vallon situé entre le Taret et Boulade et sur le cours ( à gauche) du ruisseau. On  retrouvera ces mouvements de terrain  sur la photo ci-contre.  Leur nature exacte et leur destination sont du domaine de l'archéologie de terrain.
    Par ailleurs  sur ce même cliché et selon les circonstances climatiques saisonnières, on observera l'apparence curieusement paracirculaire que prend le pourtour   des placages d'argile et d'humus, vestiges de  l'édifice défensif (?) qui était accolé  au  rempart secondaire de La Clautre.

                    
    


La partie centrale de l'oppidum :
du Courieux au Château










A l'est du "petit rempart"






     Sur la fortification principale de l'oppidum: La "Porte du Château"


   Nous avons fait figurer  sur le plan IGN des Linières et du Château  ci-dessus, une partie du murus gallicus qui entoure l'oppidum. Ce mur de défense périphérique n'est évidemment pas perceptible sur nos vues aériennes. Deux portes de tradition gauloise figurent sur le tracé que nous propose Jean-Michel DESBORDES. Nous avons appelé "porte du Château" celle qui se trouve au nord-ouest du Château de Villejoubert.  Par rapport à ce que nous connaissons,  le dispositif apparaît ici tronqué et incomplet. Mais il faut faire la part des écroulements et des arasements survenus au cours de siècles d'activité agricole. Au demeurant, il ne serait pas étonnant que des restes arasés et invisibles prolongeant le mur venant du Château, aient servi de base d'ancrage à la chaussée du petit étang moderne. Nous faisons état de cette hypothèse par un tracé tireté en vert-fluo.
   Ainsi tout rentrerait dans l'ordre.





Du hameau de Villejoubert au "petit Camp de César"

   
 

Question : le petit réduit appelé "Camp de César" ne pourrait-il pas être un super dispositif                         d'arrêt et de fitrage disposé en arrière de la "Porte des Sagnettes" ?



  Le mur de barrage et les voies de circulation
autour de la porte des Sagnettes  




   




L'oppidum de Villejoubert après enquête de l'archéologie aérienne
Aménagements de portes sur les murs de fortifications,  retranchements intérieurs,
 voies d'accès et de circulation, ressources en eau . . .

Edifice cultuel, habitats, emprises agricoles . . ..

  

  1 - Les Terres de l'Artige : ferme gauloise
  2 - Habitat aristocratique retranché de La 
Clautre.
       Edifice cultuel : fanum ou vierekschanze
  3 - Structures d'habitat, édifice de rempart,
aménagements
       hydrauliques (?) à l'ouest et au sud-ouest du Taret
  4 - Enclos et parcelles au sud de Boulade
  5 - Enclos retranché, parcelles, cheminement et sols tavelés
       au sud-ouest du Courieux
  6 - Ferme : enclos d'habitat, parcelles agricoles . . .au nord-est                 du Courieux
   7 - Constats divers à l'extrémité du "petit rempart" : porte inachevée
   8 -  Parcellaires en damier : les " hortus"
   9 - Ferme, annexes et parcellaires sur le plateau des Linières
 10 - Aqueducs vers des structures d'habitat (villas gallo-romaines ?) .
 11 -  Porte des Sagnettes
 12 -  Route protohistorique Est d'accès à l'Oppidum
 13 -  Enclos rectangulaire sur la route de jonction des gués de Vienne
          et de Maulde. Emprise de structures d'habitats près de Chez-Garaud
 14 -  Eperon barré et forte trace d'édifice avec chemins d'accés
          au sud des Champs







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